Les clusters français et la transformation numérique

 

La plupart de clusters Français sont à l’origine d’initiatives privées et sponsorisées par des grands comptes pour le développement de leurs propres projets industriels, ce qui a attiré l’adhésion des entreprises (des sous-traitants des filières pour la plupart, qui ont reçu un coup de pousse surtout en informatique industrielle pour les métiers high tech).

Côte services IT, le modèle « cluster » n’a pas beaucoup aidé la croissance des TPE ou PME du numérique, le bilan est en effet un peu décevant. En revanche, il a permis le développement rapide de certaines des entreprises rattachées aux clusters, mais la réalité est que le problème pour ces entreprises se situe aujourd’hui plus que dans la transformation numérique, dans la transition commerciale, stratégique et la recherche de nouveaux marchés et de l’innovation.

 

Les clusters aident au développement de leurs propres filières et à la croissance économique des territoires, donc à la génération d’emplois, c’est pour quoi aussi l’implication forte et appui des Collectivités Territoriales qui créent elles-mêmes d’autres Clusters…

 

Cependant, cela reste un « univers clos d’entreprises qui fonctionnent en grappes autour d’un grand industriel ». Les clusters, tels que nous les connaissons en France, ne seraient-ils pas des modèles désormais dépassés, bâtis en silos qui freinent l’innovation ? Hormis celle qui intéresse aux bâtisseurs, bien entendu ? Reproduisent-ils un « effet chambre consulaire » en proposant des prestations en concurrence avec leurs adhérents plutôt que de leur offrir des opportunités de développement ?

 

Dans une optique d’organisations modernes « Agiles, Collaboratives et  Adaptatives », en pleine révolution numérique où les transformations sont désormais continues, ce modèle « Cluster » ne devrait-il évoluer et s’adapter aussi à la transmutation de la pensée digitale ?

 

Angelica Calvet

Administratrice CINOV-IT