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3 facteurs majeurs n’ont jamais été intégrés dans le mode de pensée du système financier privé et public des start-ups en France :

 

Un entrepreneur n’est pas définissable

Les grands succès mondiaux ont été initiés par des personnes qui n’étaient pas diplômés. (Steve Jobs, Wang, Bill Gates). De manière générale on retrouve chez les entrepreneurs les caractéristiques psychologiques de fortes personnalités qui expriment un besoin de réussite surpassant les normes carriéristes des super-étudiants. David Silver (Santa Fe Capital Group) dans son livre « Venture Capital » met en évidence le fait que 95% des entrepreneurs sont divorcés, ou bien des enfants adoptés ou de parents séparés.

En France on établit déjà des critères au départ : bon étudiant, bon manager, bien poli…sans aucune des caractéristiques propres aux grands entrepreneurs.

 

Les aides publiques :

Les soutiens financiers publics ou parapublics entrent dans des normes, souvent définies par OSEO en fonction d’un seul objectif : récupérer des fonds européens et de manière plus large se servir des entreprises privées pour récupérer des fonds au profit des universités publiques. Il y a une erreur fondamentales dans la démarche : de nombreux métiers des secteurs dit « innovants » tels que le numérique, le jeu vidéo, ou le serious game n’étaient pas au programme des universités il y a peu, car ce sont des nouveaux métiers. Et pourtant on y trouve très vite des « professeurs » dès lors qu’il faut maintenir le statut évoqué dans le paragraphe précédent, d’une élite universitaire. Quel rapport entre un professeur, même en matière innovante, et un entrepreneur ?

L’université ne peut apporter qu’une aide sous la direction et la vision de l’entrepreneur. En France la démarche est donc à l’inverse d’un critère vraiment innovant, et surtout il faut des « diplômes » pour justifier sa position innovante dans l’esprit de la démarche constante de prendre ou récupérer des fonds publics dans le seul intérêts des « institutionnels » de l’éducation.

 

Les financements:

Le grand emprunt à alloué 800 millions d’€ à l’amorçage des entreprises. Pendant une année, rien n’a été fait avec cet argent parce que, dixit les responsables de la CDC, il n’y avait pas les compétences pour cela.

Le décret du 20 juillet 2010 précise bien que ces fonds sont destinés à l’amorçage et seront gérés par des fonds privés, mais ce fonds est bien un FCPR, Fonds Commun de Placement à Risque.

Les fonds privés chargés de sa gestion vers les entreprises, ont détourné ces fonds vers le stade de « early stage » un mot anglais qui garanti la confusion pour tous ceux qui n’y comprennent rien, en partie ceux qui le reconnaissent. Ce n’est donc plus de l’amorçage, en anglais « seed ».

Et personne ne dit rien…

Quant aux investisseurs privés, ils se conforment aux courants de pensées. En France, ils ne représentent presque rien par rapport aux pays anglo-saxons. Mais on ne peut compter que sur eux pour amorcer, donc sur pas grand chose.

 

Frédéric Naville
Speakiplay

Adhérent CINOV IT