La Donnée Numérique

Une information « caractéristique », qualifiée, vérifiée et validée.

Ne dit-on pas qu’On ne se rend compte de l’importance d’une chose que lorsqu’on la perd?

Prendre conscience de la valeur de la donnée dans le numérique peut aider à voir clair dans  la source d’information que nous sommes chacun.  Ces informations que nous transmettons consciemment ou non, sur nous ou nos proches, dans notre vie autant privée que professionnelle.

Internet est  une interconnexion planétaire de milliards d’équipements dont la mémoire, contrairement à celle de l’homme, n’est pas faillible.

Comment expliquer en un article cette notion abstraite, systémique, pluridimensionnelle à plus d’une entrée et sortie?  Cette notion essentielle dans le traitement de l’information? Cette notion qui fait l’objet d’innombrable volumes et documents dans les rayons informatiques des bibliothèques? Cette notion sujette de thèses universitaires? Cette notion qu’est la donnée dans le numérique?

Dans cet article nous nous dispenserons des différentes définitions techniques et scientifiques qui brouilleraient la compréhension du lecteur moyen, car elles sont propres à un système ou à un ensemble de systèmes, et risque de nous emmener à devoir expliquer la théorie des Nombres et celle des Ensembles en Mathématiques… Voire plus, si les puristes s’en mêlent, car c’est une notion Objet.

 

Etant une information singulière, seule ou partie d’un ensemble d’informations, caractérisant et définissant un objet;  de manière générale, la donnée est une information nécessaire en entrée d’un système de traitements qui donne en sortie, en résultat une information d’appréciation sujette à interprétations ou à prise de décisions.

 

En quoi cela nous concerne-t-il?  Diront les lecteurs impatients ou déjà agacés? – Bien! Lorsque l’objet dont la caractéristique est définie est une personne, on commence à entrevoir des choses.

 

Soyons pragmatique et penchons-nous sur le cas de cet événemencier (*)  qui pour remercier de façon personnalisée les participants présents à sa journée, a collecté des données personnelles sur ces derniers de quatre manières différentes. Il se retrouve donc avec quatre listings (quatre fichiers, donc) d’informations (de données, donc) sur les personnes désirant recevoir les présents de sa gratitude.

(*) Dans cet article nous conviendrons que c’est un professionnel d’un des métiers de l’événementiel conducteur dudit événement.

 

  1. Les informations du premier listing ont été collectées à la discrétion des participants eux-mêmes, seuls face au formulaire distribué.
  2. Les informations du second listing ont été collectées via une robotique conçue pour ce faire dans laquelle le participant y entre seul puis en sort une fois les processus terminés.
  3. Les informations du troisième listing ont été collecté par un professionnel libéral dont le métier et liée aux informations ciblées par l’événemencier.
  4. Le quatrième listing a été établi dans les mêmes conditions que le premier avec la promesse d’une récompense exceptionnelle aux participants qui donneraient une information sur une particularité de leur anatomie.

 

Sur lequel des listings selon vous, va s’appuyer notre événemencier pour remercier pleinement les volontaires participants à sa journée?

 

Face au dilemme du choix d’un fichier ou à en faire la synthèse, il décide de faire intervenir un consultant qui lui rend un avis sur les éléments de sa problématique qui en réalité, est de ne vouloir polluer son système d’informations professionnel de données erronées.

 

 (A) La fiabilité des informations de ce listing ne peut être mesurée sur la base de leurs sources, bien qu’émanant des sujets eux-mêmes. Nombreuses sont les personnes qui ignorent des choses intimes sur elles-mêmes et en inventent pour ne pas à l’avouer. Il y a celles qui en font amalgames. Celles qui les surestiment ou les sous-estiment soit parce qu’elles ne s’en souviennent plus ou par simple perfidie. Il y a les blagueurs, …
 (D) En plus des mêmes raisons que sur le listing A, sur celui-ci, peuvent apparaitre les personnes qui sont dans la compétition perpétuelle et fausseraient les informations par appât du gain. Celles qui espèrent rapporter la récompense à une personne chère, …
 (B) Ici, Seul le constructeur de la robotique (ou l’exploitant) peut attester de la fiabilité des informations recueillies par sa machine. Après avoir attesté du respect du programme de sa maintenance, du certificat d’étalonnage récent, …, et du respect des consignes du déroulement des processus.

Effectivement seules dans la machine, il peut y avoir des personne qui n’auraient pas respecté les consignes, par simple incompréhension, par distraction ou par vice et encore…

 (C) Les informations de ce listing portent le sceau de leur récupérateur. Elles sont fiables non parce que le professionnel qui les a recueillies en a fait son métier, mais parce qu’il est Libéral (*). Les informations recueillies dans ce contexte l’ont été non seulement dans une science et un savoir-faire, mais au nom du professionnel libéral lui-même.

Jamais ce dernier ne reporterait une information fausse ou fallacieuse sur le formulaire, au risque d’en avoir la conscience torturée, mais surtout pour ne pas à en répondre devant ses pairs de l’ordre du métier ou de sa chambre professionnelle (son syndicat).

  (*) Larousse

Se dit d’une profession qui a pour objet un travail intellectuel effectué sans lien de subordination entre celui qui l’effectue et celui pour le compte de qui il est effectué, et dont la rémunération ne revêt aucun caractère commercial ou spéculatif (notaire, avocat, médecin, expert-comptable, etc.) ; se dit de quelqu’un qui exerce cette profession, du travail lui-même.

 

 

 

Athanase Djékoundadé

Cinov-IT